PDL-145 T: Guylain Nyembo éclaire les sénateurs

C’est en deux temps, le 29 octobre et le 12 novembre derniers, que le ministre d’Etat et ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement Guylain Nyembo Mbwizya, s’est soumis au devoir de redevabilité pour éclairer la Chambre haute du Parlement congolais sur l’effectivité du Programme de développement local de 145 territoires (PDL-145T). C’était en réponse à la question orale de la sénatrice Isabelle Kabamba wa Umba.

En effet, celle-ci voulait en avoir le cœur net sur l’effectivité du contenu du projet PDL-145T en termes des réalisations faites dans la première phase du projet, territoire par territoire dans chacune des provinces concernées, des ouvrages encore en cours de construction ((écoles, centres de santé et bâtiments administratifs) ainsi que des routes rurales déjà  réhabilitées ou en cours de réhabilitation par territoire au niveau de chaque province.

Méthodique et pédagogique, le ministre d’Etat Guylain Nyembo a d’abord circonscrit le projet lui-même. Il l’a présenté, en terme de paternité comme le fruit de la vision et de la volonté politique du président Felix-Antoine Tshisekedi, consistant à doter le pays d’un outil programmatique visant à vaincre la pauvreté et les inégalités sous toutes leurs formes.

Le PDL-145 Territoires vise le développement à la base et a l’ambition de réduire « significativement la pauvreté, lutter contre les inégalités territoriales », a encore indiqué la même autorité gouvernementale. Du point de vue de son évolution chronologique, Guylain Nyembo a aussi fait savoir qu’initialement projeté de 2021 à 2023, le programme a débuté effectivement en 2023. De ce fait, l’année de sa clôture de cette a été reculée à décembre 2027.

Compte tenu de la pertinence du message du ministre d’Etat et de l’importance et des enjeux socio-économiques et même politiques de ce projet, comme l’ont d’ailleurs la plupart des sénateurs qui s’étaient exprimés sur cette question orale, la rédaction de Gâchette d’Afrique se fait le devoir  de publier ci-dessous et dans toute son intégralité, le texte des explications fournies aux élus des élus par le patron du ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement.

 

Honorable Président ;
Honorables Membres du Bureau ;
Honorables Sénateurs,

1. Qu’il me soit permis, tout d’abord, d’exprimer ma plus vive reconnaissance pour l’honneur qui m’est accordé de prendre la parole devant la Chambre Haute de notre Parlement, afin de répondre à la question orale m’adressée.

2. A l’initiative de l’Honorable Sénatrice KABAMBA WA UMBA Isabelle, et ce, conformément aux dispositions des articles 100 et 138 de la Constitution ainsi que 165 et 166 du Règlement intérieur du Sénat, j’ai reçu le 10 octobre courant, l’invitation de l’Honorable Président du Sénat, relative à cette question orale qui porte sur l’état de la mise en œuvre du Programme de Développement Local de 145 Territoires, PDL-145T en sigle. Cette préoccupation montre l’intérêt que la chambre haute accorde à la problématique du développement de notre pays.

3. L’Honorable Sénatrice KABAMBA WA UMBA Isabelle a fragmenté ladite préoccupation en trois questions spécifiques, à savoir :
I. Quelles sont les réalisations faites dans la première phase du projet en
fonction de chaque territoire par province ?
II. Quels sont les ouvrages (écoles, centres de santé et bâtiments
administratifs) en cours de constructions ?
III. Quelles sont les routes rurales déjà réhabilitées ou en cours de
réhabilitation par territoire au niveau de chaque province ?

4. Avant de répondre à cette préoccupation, permettez-moi de faire un bref rappel du PDL-145T.

Honorable Président ;
Honorables Membres du Bureau ;
Honorables Sénateurs ;

5. Le Programme de Développement Local des 145 territoires, PDL-145T, est le fruit de la vision et la volonté politique de Son Excellence Felix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’Etat, de doter le pays d’un outil programmatique visant à vaincre la pauvreté et les inégalités sous toutes leurs formes.

6. Il vise le développement à la base, s’inscrivant dans le cadre des efforts en cours consentis par le Gouvernement, conduit par Son Excellence Madame Judith SUMINWA TULUKA, Première Ministre, Cheffe du Gouvernement. Il ambitionne de réduire significativement la pauvreté, lutter contre les inégalités territoriales et promouvoir le développement à partir des 145 Territoires que compte la République Démocratique du Congo.

7. La mise en œuvre de la première édition du PDL-145T initialement projetée de 2021 à 2023, a débuté effectivement en 2023. Ainsi, l’année de clôture de cette édition a été reculé à décembre 2027.

8. Cette première édition s’articule autour de quatre composantes, à savoir :
(1) Améliorer l’accès des populations des territoires ruraux aux
infrastructures et services socioéconomiques de base :
o Construction et équipement de 1198 écoles primaires ;
o Construction et équipement de 787 centres de santé ;
o Construction et équipement de 145 bâtiments administratifs des territoires ;
o Construction et équipement de 636 bâtiments administratifs des secteurs ;

o Réhabilitation de 40 479 km de routes de desserte agricole stabilisées ;
o Construction de 444 ouvrages d’arts ;
o Construction de 3071 forages avec pompes intégrées ;
o Installation de 418 mini centrales solaires ;
o Construction et équipement de 1450 logements des autorités locales ;
o Construction de 238 marchés modernes ;
o Installation de 471 km des lampadaires ;
o Aménagement de 447 sources d’eau.

(2) Promouvoir le développement des économies rurales et des chaines de
valeur locales :
o Distributions de 500 000 tonnes d’intrants et semences aux producteurs locaux ;
o Structurations de 500 000 ménages par filière agricole ;
o Fourniture de 4 340 équipements de production, traitement et transformation.
(3) Renforcer les capacités de gestion du développement local, à travers le
développement des capacités techniques, organisationnelles, institutionnelles
et communautaires pour une bonne gestion du développement local et la
pérennisation des acquis.
(4) Développer un système d’information géoréférencé de suivi susceptible de renseigner sur les progrès du programme, afin de garantir un meilleur suivi et évaluation des progrès du PDL-145T à temps quasi réel.

9. Le coût de cette première édition a été initialement évalué à 1,660 milliards USD
ventilé comme suit :
o Pour les coûts des travaux des ouvrages 1,465 milliards USD, soit 88% ;
o Pour les coûts des études préalables, supervision, surveillance et contrôle des
travaux 75 millions USD, soit 4,5% ;
o Pour les frais de gestion des Agences d’Exécution 108 millions USD, soit 6,5%;
o Pour les charges de coordination du programme 14 millions USD de coût total
des travaux, soit 1,0%.

10. Lors de l’élaboration du PDL-145T, plusieurs risques ont été identifiés, parmi lesquels figurent notamment le détournement des fonds alloués au programme ainsi que l’inachèvement des ouvrages prévus. Afin de limiter ces risques, le Gouvernement a confié la mise en œuvre du programme à trois Agences d’Exécution, à savoir : (i) le
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ; (ii) le Bureau Central
de Coordination (BCeCo) ; et (iii) la Cellule d’Exécution des Financements en faveur
des États Fragiles (CFEF).

11. Ce choix stratégique repose également sur la volonté d’assurer une gestion rigoureuse et transparente du programme. Il s’agit notamment de déléguer la gestion fiduciaire et comptable, la passation des marchés publics ainsi que l’exécution des contrats à des entités dotées de l’expertise nécessaire et jouissant d’une autonomie opérationnelle. Ces agences ont, par ailleurs, l’obligation de rendre compte régulièrement au Gouvernement, à travers la production de rapports trimestriels détaillant l’exécution physique et financière du programme, ainsi que par la conduite de la missions de suivi et de contrôle sur le terrain auprès des différents prestataires.

12. Les zones d’intervention sur les 145 territoires ont été réparties en parfait accord entre les agences d’exécution et le Gouvernement à travers le Ministère du Plan de la manière ci-après : (i) 54 territoires dans 9 provinces pour le PNUD (Bas-Uélé, Kasaï, Maniema, Mongala, Sankuru, Sud-Kivu, Tanganyika, Tshopo, Tshuapa) ;

(ii) 48 territoires dans 9 provinces pour le BCeCo (Haut-Katanga, Haut-Lomami, Haut-Uélé, Ituri, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Lomami, Lualaba, Nord-Kivu); et

(iii) 43 territoires dans 7 provinces pour la CFEF (Equateur, Kongo Central, Kwango, Kwilu, Mai-Ndombé, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi).

13. Ainsi, les Agences d’Exécution du Programme (AEP) sont notamment chargées de la sélection et de la contractualisation des entreprises, fournisseurs et autres prestataires en vue de la réalisation des travaux et services prévus dans le cadre du PDL-145T. Ce processus s’effectue de manière compétitive, conformément aux procédures de passation des marchés en vigueur. À cet effet, le BCeCo et la CFEF s’alignent strictement sur les dispositions de la Loi n°10/010 du 27 avril 2010 relative aux marchés publics, tandis que le PNUD applique ses propres règles internes en
matière de passation des marchés, en conformité avec les standards internationaux de transparence et d’efficacité.

14. Il est à noter qu’un cadre institutionnel permettant la supervision, la surveillance, le suivi-évaluation et la coordination du PDL-145T a été mise en place par l’Ordonnance n° 23/003 du 12 janvier 2023. Ainsi le contrôle de la mise en œuvre du programme s’effectue en deux étapes dont la première est le contrôle permanent fait par les cabinets de contrôle recrutés par les agences d’exécution, et la deuxième est le contrôle en itinérance fait par le Comité National de Contrôle du Programme qui compte parmi ses membres l’IGF et l’ANR.

15. A l’issue de ces contrôles, pour toute exécution fautive des clauses du contrat, il est prévu des sanctions qui peuvent aller de la mise en régie à la rupture du contrat, suivi des poursuites judiciaires.

Honorable Président ;
Honorables Membres du Bureau ;
Honorables Sénateurs ;

Depuis mon avènement à la tête du Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, en juin 2024, j’ai pris l’engagement, sous la très haute impulsion du Chef de l’État, de redynamiser et restructurer le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T), afin d’en accélérer la mise en œuvre et d’en garantir des résultats concrets sur le terrain.

J’ai orienté les équipes du Ministère et les agences d’exécution vers une approche plus rigoureuse, coordonnée et axée sur les résultats, pour faire de ce programme emblématique de la vision présidentielle une réalité tangible dans la vie des populations rurales.
Cette nouvelle dynamique a permis de relancer plusieurs chantiers en souffrance, de réduire les retards accumulés, et surtout de renforcer la confiance entre le Gouvernement, les communautés locales et les partenaires techniques et financiers.

À la date du 15 juin 2024, les rapports consolidés faisaient état de 2 130 ouvrages prévus pour l’ensemble des trois agences d’exécution : le PNUD, le BCECO et la CFEF. Parmi ceux-ci, 1 980 ouvrages étaient effectivement en cours d’exécution, soit un taux de démarrage global de 93 %, tandis que 744 ouvrages étaient déjà achevés, représentant un taux moyen d’achèvement de 38 %

Grâce aux efforts conjoints du Gouvernement, des agences d’exécution, des comités techniques provinciaux et du comité technique de suivi du programme, des avancées significatives ont été enregistrées. À ce jour (octobre 2025), le Programme compte désormais 1 011 ouvrages achevés, soit une progression de près de 11 % par rapport à juin 2024.

Ces réalisations se répartissent comme suit :
• 601 écoles primaires, représentant un taux d’achèvement de 50 % ;
• 340 centres de santé, correspondant à un taux d’achèvement de 43 % ;
• 70 bâtiments administratifs, soit 48 % de taux d’achèvement.
Ces chiffres traduisent la dynamique d’accélération et la détermination du Gouvernement à respecter le calendrier de finalisation du volet 1 de la première composante comprenant les écoles, les centres de santé et les bâtiments administratifs fixé pour décembre 2025.

Des missions conjointes de contrôle, la mise sous engagement ferme des entreprises, l’amélioration du suivi communautaire et la coordination renforcée avec les gouvernorats ont permis de corriger plusieurs dysfonctionnements et de relancer durablement l’exécution du Programme.

Honorable Président ;
Honorables Membres du Bureau ;
Honorables Sénateurs ;

Je reviens aux questions posées par honorable KABAMBA WA UMBA Isabelle.

I. Sur la première question relative aux réalisations faites dans le cadre de la première phase du projet, en fonction de chaque territoire et par
province :
Le PDL-145T, dans sa première phase, vise la construction et l’équipement de 2 130 ouvrages, répartis comme suit :
• 1 198 écoles primaires,
• 787 centres de santé,
• 145 bâtiments administratifs de territoires.

Il est à noter qu’en ce qui concerne les centres de santé, le PDL-145T ne prend en charge que les équipements non médicaux, tandis que les dispositifs médicaux relèvent d’autres programmes sous la responsabilité du Ministère de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévoyance Sociale.

À ce jour, 1 011 ouvrages sont entièrement achevés, se répartissant comme suit :
• 601 écoles primaires, soit 50 % de taux d’achèvement ;
• 340 centres de santé, soit 43 % de taux d’achèvement ;
• 70 bâtiments administratifs, soit 48 % de taux d’achèvement.

Ces résultats évoqués ci-haut, comparés à la situation de septembre 2024, témoignent d’une progression continue et de la volonté constante du
Gouvernement de matérialiser la vision du Chef de l’État, celle de rapprocher les services publics essentiels des populations rurales et de réduire les inégalités territoriales à travers une action de développement équilibrée et inclusive.
Les détails relatifs à ces réalisations, par territoire et par province, sont repris dans le tableau de synthèse qui vous a été distribué.

II. Pour sa deuxième question, l’Honorable KABAMBA WA UMBA Isabelle, veut connaitre les nombres d’ouvrages en cours de construction.
– La mise en œuvre du PDL-145T fait face à plusieurs contraintes notamment celles liées à l’inaccessibilité à certains sites se situant dans des zones enclavées et à l’insécurité dans certains territoires. C’est ainsi, au stade actuel le Programme de Développement Local des 145 Territoires compte 66 sites en inactivité dont 26 non démarrés et 40 en arrêt des travaux.

Sur les 26 sites non démarrés, 24 se situent dans des zones insécurisées du Sud-Kivu et 2 inaccessibles dans le Kongo Central. Sur les 40 sites en arrêt des travaux, 36 se situent dans des zones insécurisées dont 24 dans le Nord-Kivu, 10 dans le Mai-Ndombe et 2 dans le Kongo Central. 4 sites sont
dans des zones inondées en Équateur. A l’étape actuelle 1053 sites sont en cours d’exécution à part les ouvrages déjà livrés.
Parmi ceux-ci nous comptons :
– 573 écoles primaires ;
– 406 Centres de santé ;
– 74 Bâtiments Administratifs.

III. Quant à la troisième question relative aux routes de desserte agricoles déjà réhabilitées ou en cours de réhabilitation par territoire au niveau de
chaque province ?

– Il est important de souligner qu’au départ le PDL-145T, dans son volet concernant les routes de desserte agricole, devait se limiter au désenclavement des bassins de production des territoires. Cependant, tenant compte des demandes des parties prenantes notamment certains chefs coutumiers, les Mwami et les caucus des Honorables, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, a instruit le Gouvernement de prendre aussi en compte l’interconnexion des territoires. En outre, tenant compte de la dégradation rapide de l’état de ces routes, à cause des intempéries, le Chef de l’État a pris la décision de passer des routes habituelles en terre battue à des routes stabilisées, afin d’en prolonger la
durée de vie et de réduire le coût d’entretien.

Ces éléments pris en compte lors de la réalisation des études de faisabilité relatives à la réhabilitation des routes de desserte agricole visant le désenclavement et l’interconnexion des territoires, ont affiché un montant de 2,8 milliards USD étalés sur quatre ans. Ainsi, pour la première édition, 10 479 kilomètres, pour un coût estimatif de 733 millions USD, seront réhabilités sur les 40 479 kilomètres prévus.

Ce qui fait passer le coût estimatif de la mise en œuvre de la première édition à 2,138 milliards USD. Au stade actuel, le PDL-145T n’a reçu que les fonds pour l’élaboration des études de faisabilité relatives à la réhabilitation des routes de desserte agricole qui sont prêtes depuis 2023.
Ainsi, les trois Agences d’exécution en collaboration avec les Ministères des Infrastructures et Travaux Publics, à travers l’Office des Routes (OR), et celui du Développement Rural, à travers l’Office des Voiries et Drainages Agricoles (OVDA), ont finalisé la cartographie des routes à réhabiliter dans le cadre du PDL-145T afin de renforcer la synergie entre la réhabilitation des routes d’intérêt général et les routes de desserte agricole.

De ce fait, les 3 agences d’exécution ont déjà élaboré les cahiers de charge et sont en attente des fonds pour le démarrage des travaux.
Comme vous pouvez le remarquer, le PDL-145T constitue un programme ambitieux pour garantir le développement de notre pays, agir positivement sur le niveau de vie de nos populations à la base, et ainsi concrétiser la vision du Chef de l’Etat axée sur la lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités sous toutes leurs formes.

En deux ans de mise en œuvre effective de ce programme, celui-ci nous a convaincu qu’il est possible de réussir le défi du développement intégral de notre pays, d’annihiler les inégalités spatiales persistantes entre nos territoires et d’améliorer le cadre de vie de nos concitoyens vivant dans les milieux ruraux. Cet espoir ne doit occulter les contraintes auxquelles nous devons faire face pour la réussite de ce programme qui change le paradigme de développement de notre nation. Le plus grand défi de ce programme est son manque de financement. En effet, le PDL-145T représente un package des projets devant être mis en œuvre concomitamment pour un impact optimal sur les bénéficiaires.

Cependant, il s’avère que sur une estimation budgétaire de 2,138 milliards pour sa première édition, le programme n’a reçu que 582 millions soit 27 %. Ce programme demande donc une forte mobilisation des fonds pour son aboutissement.
C’est ainsi que dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième composante du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T), axée sur la redynamisation des économies locales et le développement des chaînes de valeur agricole, le Gouvernement, avec l’appui technique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a réussi à mobiliser un financement parallèle de 45 millions de dollars américains auprès de l’Initiative pour la Forêt d’Afrique centrale (CAFI). Ce financement est spécifiquement destiné à la production, la multiplication et la distribution de semences améliorées, en vue de renforcer les capacités productives des communautés rurales et de soutenir la relance des filières agricoles prioritaires dans les territoires bénéficiaires du Programme.

Le CAFI vient ainsi accompagner le PDL-145T dans ses efforts visant à accélérer la réalisation des objectifs de sécurité alimentaire. Par ailleurs, le Gouvernement a mis en place le COMPAQ de résilience qui est un mécanisme destiné notamment à renforcer et à accélérer les initiatives en faveur des populations.

Pour finir, je sollicite votre accompagnement pour la réussite de ce programme qui passe par la mise en œuvre de toutes ses composantes.
J’espère avoir rencontré votre préoccupation et demeure disposé pour d’autres éclaircissements.
Je vous remercie.

Guylain NYEMBO MBWIZYA
Ministre d’État, Ministre du Plan et
de la Coordination de l’Aide au
Développement.

 

Dossier GAF

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