Le ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde des Sceaux vient d’ordonner aux autorités judiciaires compétentes de procéder à la mise en mouvement « immédiate et systématique » de l’action publique, aux fins de procéder « sans délai » notamment à l’identification technique, numérique et judiciaire des auteurs des publications des propos outrageants, injurieux, diffamatoires et menaçants à l’encontre du président de la République et Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Un communique de presse N°022/DMK/CAB/ME/MIN/JSG/20 26 de sa Cellule de communication daté de ce lundi 11 mai annonce cette injonction du ministre d’Etat Guillaume Ngefa.
Le document commence par la condamnation ferme par le ministre des « agissements d’une particulière gravitée constatés ces derniers jours dans le cyberespace, caractérisés par la diffusion répétée des propos outrageants à l’encontre du Chef de l’Etat.
« Ces comportements, intervenus notamment à la suite de sa conférence de presse du 06 mai dernier, ne sauraient en aucun cas être couverts par la liberté d’expression. Ils constituent, au regard du droit pénal congolais, des infractions dûment qualifiées, attentoires à l’autorité de l’Etat et susceptibles de porter atteinte à la cohésion nationale ainsi qu’au respect dû aux institutions de la République », lit-on dans ce document parvenu à la rédaction de Gâchette d’Afrique ce lundi soir.
« Le ministre rappelle, poursuit le communiqué, que le président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution, de l’unité nationale et du fonctionnement régulier des pouvoirs publics, incarne une institution dont l’intégrité, la dignité et l’honneur bénéficient d’une protection juridique renforcée. »
C’est ainsi que, en conformité avec les obligations constitutionnelles, légales et internationales en matière de protection des institutions et de lutte contre les infractions commises par voie numérique, le ministre d’Etat Guillaume Ngefa se voit dans l’obligation de donner injonction aux instances judiciaires compétentes de mettre en branle tous les moyens légaux nécessaires pour identifier les auteurs des infractions susmentionnées et engager des actions conséquentes, au pays comme à l’étranger.
En plus, la même autorité gouvernementale met en garde contre « toute tentative d’instrumentalisation de figures publiques à des fins d’incitation à la haine, de provocation à la violence ou d’atteinte à l’ordre public, laquelle fera l’objet de poursuites judiciaires, conformément à la loi. »
« Le ministre de la Justice réaffirme sa détermination pleine et entière à assurer le respect de l’autorité de l’Etat, la protection des institutions républicaines et l’assainissement du cyberespace national », conclut le communiqué de sa cellule de communication.
Gaf
