Le nouveau programme des énergies durables en RDC a démarré. La cérémonie officielle inaugurale a eu lieu le mardi 31 mars 2 026 à Kinshasa, présidée par le ministre d’Etat de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo. Il a représenté son homologue des Ressources hydrauliques et Electricité, Aimé Molendo Sakombi. Mme Laura Munoz Pérez, responsable régionale de l’équipe d’investissement du Fonds d’équipements des Nations unies (UNCDF) pour l’Afrique de l’Ouest et centrale et les Caraïbes, l’ambassadrice du Royaume Uni en RDC, Mme Alyson King ainsi que M. Yves Zawadi, expert au Fonds national Redd+ de la République démocratique du Congo ont également participé à la cérémonie.
Ces différentes personnalités se sont exprimées. On retiendra de leurs messages que le Programme Energie durable2 couvre une période allant de 2 026 à 2 030. Il est dans la suite d’un programme de substitution partielle du bois-énergie qui remonte à 2 018 et mis en œuvre par UNCDF en partenariat avec le PNUD, et avec l’appui du partenariat entre l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (Cafi) et le Fonds national REDD+ (FONAREDD).
Il est également à retenir que le programme Energie durable 2 consiste en des investissements énergétiques en RDC pour réduire la déforestation en déployant à grande échelle des solutions énergétiques alternatives, dites aussi énergies propres, et en mobilisant un financement plus ambitieux à cet effet.
Ces énergies alternatives sont, notamment le solaire, l’hydroélectricité, les foyers améliorés et le charbon de bois durable. Leur usage réduit ainsi la consommation du bois de chauffe, l’un des facteurs majeurs de la déforestation en République démocratique du Congo.
Selon les données disponibles au niveau de toutes les parties prenantes dans le projet, 96% des combustibles de cuisson en RDC sont encore issus du bois. Ce qui rend cruciale la transition énergétique. Car, estiment-elles, il faut protéger la deuxième plus grande forêt tropicale mondiale.
Et dans ce programme, la RDC s’est engagée, notamment, à stabiliser sa couverture forestière à 63,5% du territoire national, réduire de 21% ses émissions totales de GES d’ici 2 030 (650 mt CO2), et à atteindre 62% d’accès à l’électricité et 30% de cuisson propre d’ici 2 030.
Le programme lui-même s’articule autour de trois composantes énergétiques principales: les combustibles gazeux propres, l’électrification et la biomasse solide propre.
A terme, ce programme se veut à impact mesurable dans ses objectifs: donner accès à des solutions d’énergie propre à plus de 2 millions de ménages et institutions; créer plus de 11 000 emplois dont au moins 30% en faveur des femmes; éviter environ 13 millions de tonnes d’émissions de CO2 sur la dure du projet ; et mobiliser 40 millions d’investissements directs.
Plus globalement, l’on retiendra que le Programme Energie durable 2 lancé fin mars 2 026 est mis en œuvre par le Fonds d’équipement des Nations unies (UNCDF), avec le soutien financier de Cafi et du FONAREDD.
Objectif: accélérer les investissements dans la transition énergétique et les solutions visant à réduire la déforestation. Résultat attendu: réduire la déforestation et protéger les écosystèmes, améliorer la santé ainsi que la qualité de vie des communautés locales.
A noter également que parmi les bailleurs de ce programme figurent la Banque mondiale, la BAD, l’Union européenne, la Suède, la Norvège, les Pays-Bas, la Grande Bretagne et le Canada.
GAF
