Léon XIV préoccupé par la crise humanitaire en Somalie*

Après la prière de l’Angélus, ce dimanche place Saint-Pierre, le Pape a tourné ses pensées et adressé ses prières pour la Somalie, où la crise humanitaire latente s’est renforcée à cause de la violence et de la sécheresse. Le Saint-Père a également rappelé qu’il ne fallait pas oublier le passé et apprendre au contraire des erreurs de l’histoire.

«Je suis avec une grande préoccupation la crise humanitaire qui touche actuellement certaines zones de la Somalie où des épisodes de violence et des phénomènes climatiques extrêmes aggravent les conditions de vie déjà précaires de la population, en particulier les femmes et les enfants», a déclaré Léon XIV juste après avoir récité la prière de l’Angélus, ce dimanche 20 septembre, place Saint-Pierre.

Le Pape a interpellé la communauté internationale pour qu’elle s’engage généreusement «afin que l’assistance nécessaire ne manque pas à nos frères et sœurs». Depuis plusieurs semaines, loin des caméras et des réseaux sociaux, la situation générale de la Somalie se dégrade encore un peu plus.

Le Programme alimentaire mondial des Nations unies lançait l’alerte déjà il y a quelques semaines, soulignant la convergence entre le conflit armé, le déplacement interne de la population, les coupes dans les fonds alloués aux opérations humanitaires et les aléas climatiques pour rendre les conditions de vie d’au moins un tiers de la population, soit six millions de personnes, intenables. Parmi ces populations concernées, deux millions de personnes sont directement menacées de famine.

La sécheresse devrait perdurer selon les prévisions météorologiques encore plusieurs semaines, avant de céder la place à des inondations qui pourraient être renforcées à cause du phénomène El Niño. Certaines pluies ont cependant déjà eu lieu ces jours derniers à Mogadiscio, la capitale.

Devoir de mémoire

«Il ne faut pas oublier mais apprendre de l’histoire pour ne pas retomber dans les erreurs du passé», s’est exclamé Léon XIV en envoyant sa bénédiction aux habitants de Pescantina, près de Vérone, dans le nord de l’Italie, réunis ce dimanche autour du monument aux Ex-Internés pour se souvenir des personnes qui y ont transité après la Seconde Guerre mondiale.

Le 20 septembre est en Italie la journée nationale consacrée aux IMI, les internés militaires italiens. Cette mémoire est particulièrement vive puisque c’est dans la gare de Balconi, sur le territoire de la commune de Pescantina, qu’entre le printemps 1945, après l’armistice, et 1947 que transitèrent des centaines de milliers d’anciens combattants de retour des camps de prisonniers allemands. Un grand centre d’accueil fut ainsi créé dans cette ville et la population locale se mobilisa pour offrir un peu de nourriture, des vêtements propres, des soins médicaux et du réconfort moral à des hommes éprouvés par près de deux années de détention. Le monument fut ainsi érigé pour commémorer les souffrances et le retour des internés./

 

*Tiré de Vatican News

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