Le monde célèbre chaque année la La Journée internationale des droits des femmes le 8 mars. Dans l’esprit de l’Organisation des Nations unies qui l’a instituée, cette journée est une journée d’action, de mobilisation et de sensibilisation dédiée à la promotion de l’égalité et aux droits des femmes à travers le monde. Elle a té officialisée en 1977. Et cette année, elles sera célébrée sous le thème mondial: « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles ». En République démocratique du Congo ce thème est décliné sous le sous-thème; « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et filles ». A l’occasion de la célébration de cet événement en RDC, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général et Coordonnateur résident du Système des Nations unies (SNU) en République démocratique du Congo, M. Bruno Lemarquis, réaffirme dans un message avec force que les droits des femmes ne peuvent aucunement négocies, ils doivent plutôt être respectés et pleinement réalisés. Ci-dessous l’intégralité du message du haut fonctionnaire international tel qu’envoyé à la rédaction de Gâchette d’Afrique par les services de communication du SNU en RDC.
Message du Coordonnateur résident du SNU
La Journée internationale des droits des femmes 2026, placée sous le thème mondial « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles », nous rappelle avec force que l’égalité constitue à la fois un droit inaliénable et un fondement indispensable à toute paix durable.
En République démocratique du Congo, le Gouvernement et ses partenaires, dont le Système des Nations Unies, ont choisi de décliner cette célébration autour du thème « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et filles ». Ce choix résonne profondément dans un pays où, depuis des décennies, les femmes et les filles paient le plus lourd tribut et portent le poids des conflits, des violences, des déplacements forcés et des inégalités structurelles.
En ce jour, je souhaite réaffirmer avec la plus grande clarté : les droits des femmes ne sauraient être négociés ni relativisés. Ils doivent être respectés, protégés et pleinement réalisés, partout et pour toutes.
Pourtant, trop de femmes et de filles demeurent confrontées aux violences basées sur le genre, à des discriminations ainsi qu’à des obstacles persistants notamment en matière d’accès à la justice et aux opportunités économiques. Dans un contexte marqué par l’insécurité et l’impunité, garantir leurs droits relève d’un impératif moral, juridique et politique.
Le Système des Nations Unies œuvre aux côtés du Gouvernement pour transformer ces droits en réalités tangibles. Nous appuyons notamment :
- La Commission nationale des droits de l’homme, afin de documenter et suivre les cas de violences basées sur le genre, pour que chaque violation soit identifiée, signalée et traitée.
- La prise en charge multisectorielle des survivantes, en renforçant l’accès à la justice, aux soins, au soutien psychosocial et à la réinsertion, y compris professionnelle.
- Les cliniques juridiques et les audiences foraines, qui ont permis de condamner des auteurs de violences sexuelles et de consolider la lutte contre l’impunité.
- La formation des Officiers de Police Judiciaire, des enseignants et des leaders communautaires, afin de prévenir les violences et de transformer durablement les normes sociales.
L’autonomisation économique constitue un levier déterminant pour la dignité et la résilience. À travers nos programmes, nous soutenons les femmes vivant dans des zones affectées par les crises, les déplacements et l’insécurité alimentaire. A titre d’exemple :
- Plus de 100 000 femmes ont été formées aux techniques agricoles améliorées, renforçant leur productivité et leur capacité d’adaptation face aux chocs climatiques et sécuritaires.
- Plus de 10 000 Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit permettent aux femmes d’accéder à l’épargne, au crédit et à l’investissement productif.
- Nous accompagnons la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour l’autonomisation économique des femmes dans l’agriculture,
Par ailleurs nous poursuivons une politique de tolérance zéro face aux violences basées sur le genre.
Agir aujourd’hui pour les droits des femmes et des filles, c’est reconnaître notre responsabilité collective. C’est renforcer la justice sociale, transformer les normes, promouvoir des politiques inclusives et garantir que chaque femme et chaque fille puisse vivre dans la dignité, la sécurité et l’égalité.
Ensemble — Gouvernement, partenaires, société civile, communautés et Nations Unies — nous pouvons bâtir un environnement où les femmes ne sont pas seulement protégées, mais pleinement actrices de leur avenir.
En cette Journée internationale des droits des femmes, renouvelons notre engagement commun : aucune femme, aucune fille ne doit être laissée pour compte.
Fin