Développement durable en RDC: l’UNFPA positionne le RGPH2 au centre de toutes les actions d’appui du Système des Nations unies

Comme toutes les agences, fonds et programmes du Système des Nations unies en RDC, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) vient de prendre une part active à la 21e édition de DRC Mining Week qui s’est tenue du 17 au 19 juin 2 026 à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Conduite par le chef de l’unité Population et Développement, Paulin Tschimanga, la délégation de cette agence a soutenu au cours des travaux sa vision de positionner le deuxième programme gouvernemental du RGPH2 (Recensement général de la population et de l’habitat) au centre de toutes les actions d’appui du Système des Nations unies au programme du développement durable en République démocratique du Congo.

Autant le secteur minier est vital pour l’essor économique et social du pays, autant il importe, pour un développement minier durable, de connaître les effectifs réels en vue de planifier la construction des infrastructures sociocommunautaires autour des sites miniers, a expliqué la délégation d’UNFPA aux participants de la 21è édition de la DRC Mining Week.

Ainsi, dans le cadre du programme RGPH2, le Fonds des Nations unies pour la population encourage-t-il l’implication de tous les acteurs miniers, hommes comme femmes des mines, à se faire recenser, le moment venu, sur le lieu de travail ou à la maison.

L’appel a été donc lancé aux investisseurs et patrons des entreprises minières de s’impliquer eux-mêmes dans cette opération en invitant leurs employés à se faire recenser sur leurs lieux de travail ou de résidence.

« Une bonne gouvernance minière rime avec données exactes sur la population », explique l’UNFPA soulignant l’importance du recensement général de la population et de l’habitat notamment sur la répartition des redevances minières et des services publics.

Par ailleurs, l’UNFPA attribue au RGPH2 plusieurs autres avantages sociaux et économiques. Notamment, une meilleure connaissance de la population, du milieu et de la cartographie précise de la main-d’œuvre dans chaque carré minier, la sécurisation des concessions contre l’exploitation artisanale, la protection des actifs miniers contre l’exploitation artisanale et illégale ainsi que la réduction des conflits et des arrêts de production.

En définitive, pour cette agence, soutenir le RGPH2, c’est contribuer à la paix et à la stabilité sociale dans les provinces minières par la prévention des conflits fonciers et communautaires.

Voilà pourquoi, dans le cadre de la dynamique « One Un », l’UNFPA entend désormais positionner le RGPH 2 comme le carrefour programmatique de tous les programmes de développement, de toutes les interventions humanitaires et de toutes les initiatives de paix selon l’approche  « Triple nexus » d’appui au gouvernement de la République Démocratique du Congo.

Une des agences onusiennes présentes en République démocratique du Congo, le Fonds des Nations unies pour la population est chargé de la santé sexuelle et reproductive. Elle travaille à garantir les droits et les choix des femmes, des filles et des jeunes dans plus de 150 pays membres de l’ONU. En ce qui concerne le comptage la population, l’UNFPA fournit un soutien technique et financier majeur aux Etats pour réaliser des recensements de qualité et conformes aux normes internationales.

Concernant le programme du deuxième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2) en RDC, 42 ans après celui de 1984, l’agence est un partenaire stratégique du gouvernement, en ce qu’il joue un  rôle clé dans la mobilisation des ressources pour ce projet.

En mars dernier, sa Directrice exécutive, Mme Diene Keita, a participé à la table ronde de mobilisation des fonds organisée à Kinshasa pour soutenir le le RGPH2. Dans la foulée des annonces de contribution des partenaires techniques et financiers du gouvernement de la RDC au cours de cette table ronde, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), notamment, avaient confirmé leurs contributions respectivement  à 100 millions et à 80 millions de dollars.

Le gouvernement congolais, quant à lui, avait déjà décaissé pour le projet 30 millions de dollars et donné son accord pour la mise en place d’un panier de fonds commun (basket fund) géré justement par l’UNFPA.

Gaf

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