Changement de la Constitution en RDC : le train en marche avec un colloque scientifique national du 10 au 12 juin

*LES PROFESSEURS NDAYWEL, BOSHAB, BONGELI, KALUBA, KOLONGELE, MPOY, N’KWIN, MWENGE ET L’ABBE SANTEDI… PARMI LES EXPERTS                                                                *LES TRAVAUX SE DEROULERONT DANS TROIS POOLS: KINSHASA (POOL GEOSTRATEGIQUE), KISANGANI (POOL SOCIOLOGIQUE ET ENVIRONNEMENTAL)                                                ET LUBUMBASHI (POOL INDUSTRIEL ET TRANSITION ENERGETIQUE)

Rien ni personne n’arrêtera le processus. Le train de la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo est désormais en marche, du moins dans son axe intellectuel, avec la convocation d’un colloque scientifique par le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI). Les travaux se déroulement simultanément dans trois pools, du 10 au 12 juin 2 026.

Enseignants-chercheurs, chercheurs, experts, institutions académiques et étudiants mèneront des réflexions approfondies pendant trois jours autour de l’évaluation de la Constitution du 18 février 2 006.

Ils seront répartis, les uns à l’Université de Kinshasa (Pool géostratégique), les autres à l’Université de Kisangani, dans la province de la Tshopo (Pool sociologique et environnemental), les autres encore à l’Université de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga (Pool industriel et transition énergétique).

Parmi les organisateurs (comité du colloque) figurent de grands noms, experts en la matière. Les professeurs d’université tels Ndaywel, Emile Bongeli, Evariste Boshab, Eberande Kolongele, Dieudonné Kalubi, l’Abbé Léonard Santedi en font partie.

La professeure Marie-Thérèse Sombo, ministre de l’Esursi

Les participants sont appelés par la ministre de tutelle, Mme Marie-Thérèse Sombo, de produire un travail scientifique rigoureux et prospectif sur les acquis, les défis et les perspectives de l’évolution de la Constitution en cours en RDC depuis le 18 février 2 006.

L’objectif ultime étant de contribuer au renforcement de l’Etat de droit, de la gouvernance démocratique et du développement durable du pays.

Les experts devront également questionner l’impact de cette Constitution sur la consolidation  de la paix et de la stabilité institutionnelle en RDC , analyser les défis contemporains auxquels fait face la loi mère, notamment en matière de sécurité, de gouvernance des ressources naturelles, d’intégration régionale, de croissance démographique, d’urbanisation et de protection de l’environnement.

Bien évidemment, au-delà de ces analyses, ils devront formuler des recommandations scientifiques et stratégiques visant à améliorer la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles et à identifier les éventuelles perspectives d’adaptation aux réalités actuelles et futures de la RDC à soumettre à l’appréciation des instances de décisions.

Bien évidemment aussi, en dernier ressort, celles-ci (instances de décisions) pourront éventuellement recourir à l’arbitrage du souverain primaire qu’est le peuple à travers un exercice référendaire comme l’institue cette même Constitution conformément à son article 5.

D’où l’intérêt de la proposition de la loi sur le référendum déjà adoptée à l’Assemblée nationale mais encore en cours de traitement au Sénat en deuxième lecture avant son envoi au Président de la République pour promulgation.

 

Gaf

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