GACHETTE D'AFRIQUE

Vibrants hommages d’adieu à l’«Impératrice» Mputu Kapinga Régine

C’est au cimetière Chemin du Paradis situé dans la périphérie ouest de la capitale, sur la route du Kongo Central, que repose désormais, pour l’éternité, Maman Régine Mputu Kapinga, la mère du promoteur du groupe de presse Gâchette d’Afrique. Décédée le samedi 27 juin 2 026 à l’âge de 80 ans de suite d’une maladie, Régine Mputu laisse derrière elle une riche et abondante descendance composée notamment de 6 enfants en vie, après le décès en 2 024 de son fils aîné, 28 petits-enfants et 39 arrière-petits-enfants, garçons et filles.

Avant sa mise en terre au cimetière, une veillée mortuaire a été organisée la nuit de vendredi à samedi en la salle SPI sis sur l’avenue Inga, dans la commune de Bandalungwa. Des centaines de personnes de tous âges et toutes catégories sociales, amies et connaissances, s’étaient associées à la famille pour rendre des vibrants hommages à celle que ses petits-enfants ont surnommé, à titre posthume, l' »Impératrice » Régine Mputu Kapinga.

La soirée a été ponctuée, d’une part,  d’exhortations de la parole de Dieu, des chants et danses à la gloire du Seigneur que la défunte a servi pendant sa vie dans sa foi chrétienne; et d’autre part, de la musique et des pas de danse sur fond du folklore luba.

Les hommages se sont poursuivis samedi matin dans l’enceinte de l’hôpital public du Cinquantenaire où le corps a été exposé. Avant le départ pour le cimetière, il y a eu encore un petit temps d’exhortations , suivie du dépôt des gerbes de fleur et du recueillement autour du cercueil pour un dernier signe d’aurevoir. Le clou ces hommages a été l’oraison funèbre prononcé, au nom de la famille, exceptionnellement par la représentante des petits-fils et petites-filles. Dans les lignes qui suivent l’intégralité du texte de cette oraison funèbre.

 

Oraison funèbre en Hommage à Régine Mputu Kapinga, lue par un de ses petits-fils

Régine Mputu Kapinga, notre grand-mère et arrière-grand-mère, te voici engagée dans un voyage sans retour.

Tu nous laisses ainsi plongés dans une profonde tristesse.

Les mots nous manquent en cet instant pour exprimer l’immensité de l’émotion que nous ressentons particulièrement nous tes descendants.

Mais, au moins, laisses-nous te rendre un dernier hommage avant ton départ pour l’éternité.

Laisses-nous te pleurer et verser le torrent des larmes qui inondent nos cœurs déchirés.

Laisses-nous ouvrir quelques pages du livre de ta vie sur Terre.

Car, en effet, ton parcours terrestre aura été un livre de vie pour tes petits-enfants et arrière-petits-enfants que nous sommes, sans doute aussi pour tes enfants dont nous sommes issus.

Que dire et que retenir de toi, notre chère grand-mère ?

De ta vie, nous avons appris de toi-même et de nos parents que tu es née dans ton village de Bakwa Nkopeka il y a environ quatre-vingts ans.

Nous avons également appris que c’est à l’âge de 14-15 ans, comme c’était la coutume à l’époque, que ton destin t’a mise sur la route d’un certain Martin Katende de Bakwa Tshianji comme époux avec lequel tu as eu 7 enfants : trois garçons et quatre filles.

De cette progéniture tu as eu 28 petits-enfants et 39 arrière-petits-enfants, garçons et filles.

Quel riche héritage que tu laisses derrière toi!

Tout un village, que dis-je, tout un Empire issu de tes entrailles et appelé à grandir davantage et à s’étendre pour perpétuer ta mémoire jusqu’à la fin des temps.

Voilà pourquoi, chère Mamie Régine, nous profitons de ces derniers moments émouvants, pour te décerner, à titre posthume, le titre d’Impératrice : l’Impératrice Régine Mputu Kapinga.

Nous avons aussi appris que tu as été une femme battante, résiliente et dynamique qui a su affronter avec courage et détermination les difficultés de tous genres qui ont parsemé son parcours.

Tu as été une mère aimante et attentionnée pour ses enfants, nos parents pour lesquels tu n’as ménagé aucun sacrifice même pendant les moments les plus terribles pour toi.

Aimante, accueillante et rassembleuse, tu l’as été aussi pour ta famille au sens africain du terme.

Ta maison était en fait un centre d’accueil non seulement pour tes propres enfants, mais aussi pour tous les membres de ta famille élargie, de ton village et même de tes connaissances.

Et nous-mêmes, nous sommes les parfaits bénéficiaires de tant d’amour que nous avons eu de toi.

Tu nous a tout donné : amour, douceur, attention, sourire, conseils, histoires, causeries, blagues.

Même quand il arrivait de te fâcher contre l’un ou l’autre de tes petits-enfants, ta colère était en réalité une colère sainte, disons, une fausse colère qui finissait toujours par un sourire ou une parole de tendresse.

Comment ne pas nous souvenir de tous ces moments que nous passions avec toi.

Que ce soit à la maison autour d’un repas familial, ou  lors des événements de réjouissance ou de tristesse comme celui-ci.

Comment ne pas nous souvenir de tes pas de danse dans le pur style des traditions de ton village.

Comment oublier la joie qui se manifestait sur ton visage à chaque fois que tu recevais une libéralité de l’un ou l’autre de tes « koko ».

Même une modique somme de mille francs reçue te rendait heureuse et tu ne manquais pas de prier et de bénir ton donateur ou donatrice.

Enfin, nous retenons également que tu étais aussi une femme de foi, la foi chrétienne héritée certainement de tes propres parents dont il t’arrivait de nous parler.

Régine Mputu Kapinga, au moment où tu es allongée dans cette caisse qui va désormais te servir de logis, laisses-nous ressentir encore le souvenir de la chaleur de ton amour et de ta présence réconfortante.

Laisses-nous revoir le souvenir de ton doux sourire, entendre ta voix, tes chansons, les petites histoires de ta propre enfance que nous racontais.

Laisses-nous nous souvenir des valeurs que tu nous inculquais quand tu en avais l’occasion.

Alors, grand merci, merci pour tout ce que tu as fait pour tes enfants qui sont nos parents et nous-mêmes.

Le meilleur cadeau que nous puissions t’offrir en ce moment, ce ne sont ni les bougies ni les gerbes de fleur, mais la promesse de perpétuer ton héritage.

Vas, grand-mère Mputu Kapina Régine.

Vas auprès de ton Seigneur Dieu que tu as servi pendant ta vie sur Terre. Tu as accompli ta mission.

Vas Mamie :  ton amour, tes conseils et ta douceur resteront à jamais gravés en nous, et acceptes que nous t’accompagnions jusqu’à ta dernière demeure où tu reposeras en paix.

Un repos mérité./Fin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gaf

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