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VBG:UNFPA débout, en appui au gouvernement, contre les violences numériques faites aux femmes et aux filles

Comme chaque année et à l’instar d’autres pays membres de l’ONU, la RDC a lancé sa campagne de 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG). Celle-ci va du 25 novembre au 10 décembre. Et aussi comme toujours, le ministère du Genre, Famille et Enfants, bénéficie d’un appui engagé du bureau RDC du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). « Mettre fin à la violence numérique contre les femmes et les filles » est le thème national de cette campagne, calqué sur le thème international  »S’unir pour mettre fin aux violences numériques contre toutes les femmes et les filles  ».

A la veille du lancement de ces 16 jours d’activisme, le lundi 24 novembre dernier à Kinshasa, la ministre du Genre, Famille et Enfant Léonie Kandolo et le Représentant résident, Alain Akpadji représenté par la chargée des violences sexuelles de l’UNFPA en RDC, Mme Mireille Ikoli, ont expliqué à la presse nationale et internationale la portée de cette campagne mondiale ainsi que les raisons du choix du thème de cette année.

En effet, dans son message à la presse, le Représentant résident de l’agence onusienne a évoqué des études selon lesquelles « 85% des femmes dans le monde ont été victimes ou témoins de violences numériques à l’encontre d’autres femmes; 57% des femmes ont vu leurs vidéos ou leurs images en ligne faire l’objet d’un abus ou d’une manipulation; 96% des vidéos deepfake en ligne sont de la pornographie mettant en scène des femmes ». Et pour UNFPA, la violence numérique constitue une menace sérieuse pour l’autonomie corporelle et la santé mentale des jeunes.

« Pour faire face à ce défis, nous travaillons avec nos partenaires pour intégrer l’éducation à la citoyenneté numérique et à la sécurité en ligne dans nos programmes d’Éducation Complète à la Sexualité (ECS) pour donner aux adolescents les outils nécessaires pour naviguer le monde numérique en toute sécurité », a indiqué le même haut cadre du système onusien en République démocratique du Congo dans son message répercuté par Mme Ikoli.

Au sujet de la lutte contre la violence basée sur le genre (VBG), l’UNFPA a souligné que celle-ci était d’ailleurs au centre de son mandat articulé autour de trois piliers majeurs. Le premier pilier porte sur la prévention primaire. Dans ce pilier, l’agence onusienne travaille avec les communautés, les hommes, les garçons et les leaders traditionnels pour transformer les normes sociales néfastes et les inégalités de genre qui sont la racine de la violence. Le deuxième pilier, protection et réponse, fonctionne au moyen des guichet uniques centres d’écoute que l’UNFPA soutient à travers le monde en vue d’assurer la continuité des services vitaux pour les survivantes de la VBG, y compris le soutien médical, psychosocial, légal et les services de santé sexuelle et reproductive post-viol.

La campagne intitulée “TOSA NGA” qui signifie “Respecte MOI”

Enfin, la collecte de données, troisième et dernier pilier permet à la même agence de détenir des informations fiables pour éclairer les politiques nationales, car on ne peut gérer ce que l’on ne mesure pas.

Alors, pour ces 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), l’UNFPA a promis devant la presse d’intensifier ses efforts, notamment dans la collaboration avec le ministère du Genre, les organisations de défense des droits des femmes, les partenaires techniques et financiers « pour sensibiliser contre toute forme de violence faite contre la gente féminine à travers l’internet ».

« Cette initiative exige que les images de notre corps bénéficient du même respect et de la même protection en ligne que les droits d’auteur accordés à la musique, aux films et même aux logos des entreprises », a insisté le Représentant résident.

Le point culminant de l’implication du Fonds des Nations unies pour la population dans cette croisade de cette année sera sans nul doute la campagne “TOSA NGA” qui signifie “Respecte MOI”. Elle consistera à mener une forte sensibilisation en ligne, « inspirée par la conviction que le respect et la dignité doivent aussi s’exprimer dans le monde digital ». L’objectif ici sera d’encourager les internautes à refuser la banalisation de la violence, à devenir des alliés du respect de la dignité humaine et surtout de la vie privée et à valoriser les comportements positifs en particulier pour les femmes et les filles.

Autres actions que préconise l’UNFPA pendant les 16 jours: le  plaidoyer pour l’intégration de la réponse à la VBG dans toutes les interventions humanitaires et de développement, en s’assurant que les services essentiels ne s’arrêtent jamais, même en cas de crise, ainsi que l’investissement dans la jeunesse, en particulier des jeunes femmes.

« La violence basée sur le genre, qu’elle soit physique, sexuelle, psychologique ou numérique, est un obstacle à la réalisation de l’Agenda 2030 et à l’atteinte d’un monde où l’égalité est une réalité pour tous », a fait observer dans son message le patron de cette agence de l’ONU en RDC.

A noter que le Fonds des Nations Unies pour la population est l’agence de l’ONU chargée de la santé sexuelle et reproductive. Sa mission est de faire advenir un monde dans lequel chaque grossesse est désirée, chaque accouchement se fait en toute sécurité et chaque jeune réalise son potentiel.

 

GAF

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