Le régime Tshisekedi en place depuis janvier 2 019 n’est pas à proprement parlé un régime de l’UDPS-Tshisekedi comme le fut celui du MPR-Parti-Etat pendant au moins un quart de siècle (jusqu’avant la transition des années 90), ou celui de l’AFDL-PPRD-FCC jusqu’à l’après dialogue de la CENCO de décembre 2 016. La direction du parti de la 11e Rue Limete tient à le rappeler à une certaine opinion qui semble oublier ou ignorer que les différents gouvernements qui se sont succédé sous le règne de la présidence de Félix Antoine Tshisekedi, bien qu’issu de son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social, sont plutôt des gouvernements de coalition. Cela, conformément à l’article 78 de la Constitution.
Cette disposition ne dit-elle pas que le Président de la République nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après l’avoir consultée, et met fin à ses fonctions sur présentation de la démission du gouvernement?
C’est donc suivant la logique de cet article 78 de la loi fondamentale que se sont imposées, d’abord, la coalition FCC-CACH (de triste mémoire); et ensuite celle, actuelle, de l’Union sacrée de la nation constituée après un peu plus de deux ans après l’alternance et sur les cendres du mariage FCC-CACH.
Lors de sa dernière matinée politique, le secrétaire général et président intérimaire du parti présidentiel, le député national Augustin Kabuya Tshilumba, a tenu à faire cette mise au point pour couper court à ceux et celles qui s’acharnent à soutenir le contraire en imputant tout ce qui leur semblerait de négatif dans la gouvernance actuelle à l’UDPS/Tshisekedi. Que non. Pour Augustin Kabuya, à ce stade, aujourd’hui comme hier avec le FCC-CACH, le régime en place n’est pas le régime de l’UDPS/Tshisekedi, mais le régime de l’Union sacrée de la nation (USN).

«J’ai des regrets quand j’entends des gens dire que le régime de l’UDPS a échoué. Ce n’est pas le régime de l’UDPS/Tshisekedi. C’est le régime de l’Union sacrée. Nous sommes dans un régime de coalition. Pour que j’accepte que ce soit le régime de l’UDPS, il faudrait que tous les animateurs des institutions acceptent de céder des postes à l’UDPS», avait déclaré l’élu du Mont Amba.
Dans un communiqué de presse de sa cellule de communication dont une copie est parvenue samedi soir à la rédaction de Gâchette d’Afrique, le parti présidentiel est revenu sur cette confusion qu’entretiennent par mauvaise foi les détracteurs de l’UDPS/Tshisekedi et du président de la République.
Mais, une précision s’impose néanmoins.
Cette mise au point du parti présidentiel ne signifie pas que la direction de l’UDPS/Tshisekedi reconnaitrait implicitement l’échec du pouvoir en place et chercherait à le partager entre tous les partenaires de la coalition Union sacrée de la nation. Loin de là. En termes des résultats de l’action du président de la République Félix Antoine Tshisekedi et son gouvernement, les partisans de l’UDPS/Tshisekedi ont plutôt à se frotter les mains. Ils exigent, comme le souligne le communiqué de la Cellule de communication, que l’action du président de la République et son gouvernement soit appréciée au regard d’un bilan comparatif avec les régimes précédents.
«Nous avons toujours parlé de l’établissement d’un tableau comparatif des réalisations, contrairement à l’ensemble des régimes passés, parce que nous avons des réalisations malgré la situation de guerre qui nous est imposée par le pouvoir du Rwanda», affirment les communicateurs du parti, comme pour lancer un défi aux détracteurs de tous bords et leur dire que le moment venu, ils n’auront pas à rougir pour énumérer et montrer les actions concrètes à impact visible et réel déjà réalisées en 7 ans de gouvernance de Félix Tshisekedi dans plusieurs domaines d’intérêt national./
Gaf