A tout seigneur, tout honneur. Répondant à une question sur la nécessité de l’extension, au-delà de Kaniama Kasese, du Service national (SN), le président Félix Tshisekedi a tenu d’abord à rendre un hommage mérité au géniteur de cette structure étatique.
Il s’agit de l’ancien président, feu Mzee Laurent-Désiré Kabila pour sa vision géniale d’avoir créé cet organisme et l’avoir mis au service de la reconstruction de la République démocratique du Congo. Un organisme qu’il (le président Tshisekedi) a trouvé pratiquement en état d’abandon à son accession à la magistrature suprême en janvier 2019 et qu’il a décidé de ressusciter.

Dans le même ordre d’idée, le Chef de l’Etat a également, au passage, salué le savoir-faire, le sérieux et l’esprit managérial du commandant du SN, le général-major Jean-Pierre Kasongo Kawik dans la réalisation des objectifs assignés au Service national dans la formation, l’encadrement et la mobilisation des jeunes des deux sexes.
Cas d’anciens kulunas (délinquants) transformés en bâtisseurs dans divers domaines, notamment de l’agriculture, de la construction d’infrastructures ainsi que de la production du mobilier scolaire.
Pour le président Tshisekedi, l’expérience de Kaniama Kasese avec le général Jean-Pierre Kasongo est ainsi appelée à être dupliquée et étendue à l’ensemble du territoire national.
Comme c’est d’ailleurs déjà le cas, dans la partie Ouest du pays, de l’ouverture d’un site agricole à Lovo, dans la province du Kongo Central, en vue d’y renforcer la production locale du maïs et de promouvoir ainsi l’autosuffisance alimentaire au profit de cette province et de la ville de Kinshasa.
-de transformer progressivement chaque centre en un véritable pôle de développement intégré, en fournissant l’appui technique et matériel à tous les villages environnants;
-de transformer les centres de production et d’appui à la reconstruction en un véritable creuset des valeurs civiques et patriotiques en utilisant le brassage de l’intégration des jeunes venus de différents horizons, couches sociales, ethnies, pour leurs inculquer les valeurs socioculturelles: d’amour de son pays, de solidarité, de tolérance, de justice, d’égalité et d’équité malgré la diversité des origines;
-de transformer les centres de production et d’appui à la reconstruction en une véritable pépinière de futurs acteurs du développement intégré, ayant pris goût au travail productif, tout en se tenant prêt à défendre, la viabilité et les intérêts de notre pays par tous les moyens, y compris par les armes s’il le faut;
-de transformer les centres en véritable laboratoire grandeur nature, où seront expérimentées toutes les recettes, idées ou théories, relatives au développement de notre pays;
-de transformer les centres en véritable catalyseur de l’exode urbain, où les jeunes découvriront le trésor caché et le charme de la vie campagnarde, et la nécessité de sauver nos villages et nos campagnes, d’où devra partir un développement durable;
ainsi que d’enrôler dans le cadre de services civique à durée déterminée, les finalistes des instituts supérieurs et universitaires en vue de venir en aide à certaines régions déshéritées du pays où règne la carence en médecins, enseignants et autres cadres.
Gaf