GACHETTE D'AFRIQUE

Partenariat mondial: Guylain Nyembo plaide pour une coopération plus efficace contribuant à la réalisation des ODD

Sur cette photo, au milieu, le ministre d'Etat Guylain Nyembo, avec à sa droite droite notamment la ministre d' l'Education nationale, et à sa gauche, la vice-ministre des Finances et le Représentant spécial adjoint du SG de l'ONU en RDC, Bruno Lemarquis (Photo GAF)

Un partenariat renforcé, une coopération toujours plus efficace et une coordination cohérente pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD). C’est le plaidoyer que mène le ministre d’Etat et ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo qu’il a encore rappelé le jeudi 12 mars dernier à Kinshasa, à l’occasion d’une matinée d’échanges de vœux et du dialogue d’actions du quatrième cycle de suivi du Partenariat mondial.  La cérémonie avait réuni, outre quelques membres du gouvernement congolais et leurs experts, les partenaires techniques et financiers de la RDC, les représentants du secteur privé et des délégués des organisations de la société civile.

Dans son message, le ministre d’Etat Guylain Nyembo a aussi réitéré l’engagement de son gouvernement « de maintenir allumée la flamme du dialogue permanent avec ses partenaires au développement. « Sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République, Chef de l’Etat, le gouvernement demeure attaché à la coopération internationale et considère que le Partenariat mondial est encore aujourd’hui un instrument essentiel pour améliorer l’impact de l’aide au développement », a-t-il poursuivi. Et pour ce membre du gouvernement, la rencontre du jour offrait une occasion « de faire le point sur l’état de notre coopération et, au vu du diagnostic, d’apporter les améliorations nécessaires à la qualité de notre action conjointe. » Et cela, en vue de contribuer qualitativement et quantitativement à l’efficacité de ce partenariat.

Sur cette photo, le Représentant résident du PNUD en RDC, Damien Mama prenant la parole (Photo GAF)

Précisant son idée, Guylain Nyembo a souligné qu’il était important que ce partenariat repose sur des principes fondamentaux Parmi ces principes, l’appropriation nationale des politiques de développement, l’alignement des partenaires sur les priorités nationales, l’harmonisation des interventions, la gestion axée sur les résultats et la redevabilité mutuelle.

Cadre de référence

A cet effet, il a rappelé que la République Démocratique du Congo s’est dotée d’un Plan National Stratégique de Développement (PNSD 2019-2023), comme outil de transformation économique et sociale. Lequel plan national constitue le cadre de référence de l’action publique et de la coopération avec les partenaires au développement. Au nombre des objectifs poursuivi par ledit plan, a-t-il encore rappelé, il y a entre autres, la promotion de la croissance économique inclusive, le renforcement de la gouvernance et l’État de droit, le développement des infrastructures structurantes, l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et la valorisation du potentiel humain et naturel de notre pays.

Guylain Nyembo de poursuivre: « Ce PNSD est déployé dans un écosystème caractérisé par plusieurs réformes structurantes engagées par le Gouvernement, visant à améliorer l’environnement macroéconomique, la gestion des finances publiques, la transparence dans la gestion des ressources publiques, le climat des affaires ainsi que la planification et la programmation du développement. Voilà pourquoi, à la faveur de ce quatrième cycle de suivi qui nous réunit ce jour, nous avons l’opportunité d’évaluer les progrès réalisés, d’identifier les défis persistants et de définir ensemble les actions à entreprendre pour renforcer l’efficacité de notre coopération tout en nous rassurant que notre action est en parfaite cohérence avec les politiques publiques énoncées ci-dessus. »

Défis et embuches

Et sur la même lancée, Guylain Nyembo s’est dit déterminé avec l’ensemble de son ministère à jouer sans relâche son rôle central de coordination des politiques de développement et à maintenir actif ce cadre de concertation, « gage d’une meilleure cohérence entre les interventions et les priorités définies dans nos instruments de planification nationale. »

Le ministre d’Etat et ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guy Nyembo, pendant son speech (photo GAF)

Dans la conclusion de son message, il a cependant relevé que ce partenariat n’était pas sans défis et embuches.  » En effet, face à la guerre d’agression à l’Est du pays, couplée à la réduction des financements internationaux, le gouvernement et ses partenaires se doivent de faire preuve d’une résilience accrue et d’une capacité renforcée d’adaptation dans la conduite et la mise en œuvre des actions de développement. C’est ici pour moi l’occasion de saluer l’engagement de nos partenaires techniques et financiers qui n’ont pas reculé face à ces obstacles mais qui ont fait preuve d’une constance dans leur action au bénéfice des populations de notre pays. Cette solidarité soutenue par une société civile dévouée et un secteur privé résilient contribue à bâtir un développement inclusif et durable. »

Du côté des partenaires techniques et financiers (PTF) dans le cadre du Partenariat mondial, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU et Coordonnateur humanitaire des Nations unies en RDC, Bruno Lemarquis et le Représentant résident du PNUD, Damien Mama, entre autres, étaient présents à cette matinée d’échanges.

Nécessité d’une responsabilité collective

Là aussi, les mots étaient positifs et les engagements aux côtés de la RDC réaffirmés.

Toutefois, Bruno Lemarquis a insisté sur la responsabilité collective entre les deux parties afin de transformer les engagements pris en actions concrètes au service du développement et de la stabilité de la RDC, avant de révéler qu’entre 2 002 et 2 023, la communauté internationale a investi plus de 63 milliards de dollars US (4,2 milliards en 2 023) dans le cadre de l’aide publique au développement pour accompagner les efforts du gouvernement de développement et de stabilisation ainsi que come réponse à la crise humanitaire.

Au-delà des montants mobilisés, a déclaré le Coordonnateur humanitaire, la question essentielle demeure celle des résultats concrets pour les populations et de l’impact réel de l’action des PTF sur la réduction de la pauvreté, la stabilité et le développement durable.

Une vue partielle des participants à la matinée d’échanges gouvernement-Partenaires techniques et financiers (PTF), jeudi 12 mars 2026 à Kinshasa

Pour sa part, le Représentant résident du PNUD en RDC, Damien Mama a insisté sur la nécessité de l’implication du gouvernement et des représentants du peuple, les parlementaires, dans le dialogue politique engagé entre le pays et les PTF pour l’atteinte des résultats escomptés.

 

 

 

 

 

 

 

GAF

 

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