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Mort des hippopotames dans la rivière Semuliki à Beni: l’ICCN met en garde les riverains

Derniers hippopotames des Virunga. Suite aux guerres, les hippopotames ont presque disparu de l'est de la RD-Congo. Il y'a encore 20 ans, ces animaux constituaient la plus grande population d'hippopotames d'Afrique. Photo: Flickr bjectifbrousse

Plusieurs carcasses d’hippopotames ont été découvertes depuis le début de cette semaine le long de la rivière Semuliki, dans le territoire de Beni. Dans un communiqué publié mercredi 30 septembre 2026, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) se dit préoccupé par cette situation et appelle les populations riveraines à faire preuve de vigilance.

L’ICCN recommande notamment de ne pas toucher, déplacer ou enterrer les carcasses de ces animaux, en attendant le résultat définitif des analyses en cours.

Dans son communiqué, l’Institut congolais pour la conservation de la nature indique que les analyses menées conjointement avec les vétérinaires du Parc national des Virunga ont permis d’établir que la mort des hippopotames retrouvés dans la rivière Semuliki est due au charbon bactérien de type anthrax.

Face à cette situation, un protocole de riposte a été mis en place afin de contenir rapidement la propagation de cette maladie au sein de la faune sauvage et de prévenir tout risque pour les populations riveraines.

L’ICCN rappelle que l’anthrax peut être transmis à l’être humain par contact avec un animal malade ou mort, mais également par la consommation de viande contaminée.

À cet effet, il demande à la population de ne pas toucher, déplacer, découper, enterrer ou brûler les carcasses des hippopotames morts. La population est également invitée à ne pas acheter, vendre, transporter ou consommer la viande provenant d’un animal retrouvé mort ou présentant des signes de maladie.

L’ICCN recommande en outre d’éloigner les enfants, le bétail et les animaux domestiques des zones où se trouvent ces carcasses, d’éviter toute utilisation de l’eau à proximité des sites concernés et de signaler immédiatement toute nouvelle découverte de carcasse aux autorités locales, aux services vétérinaires, aux relais communautaires ou aux agents de l’ICCN./

Tiré de radiookapi.net 
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