GACHETTE D'AFRIQUE

Mois de la femme: Clarisse Museme, le profil d’une dame dévouée au service du système de communication des Nations unies en RDC

Sourire, serviabilité, bonne humeur, assiduité et dévouement dans l’accomplissement de ses tâches professionnelles quotidiennes. L’on ne peut tarir d’éloges sur cette dame qui incarne, derrière  sa taille moyenne,  autant de grandeur morale qu’intellectuelle. Il s’agit de Clarisse Museme. En ces derniers jours de mars, mois dédié dans le monde entier à la  femme, Gâchette d’Afrique se fait le devoir de faire honneur dans ces colonnes à celle qui, dans l’anonymat et depuis déjà vingt-quatre ans, apporte son expertise dans la conception et la  mise en œuvre des stratégies de communication et d’information au sein du Système des Nations unies en République démocratique du Congo.

Native de Bukavu, au Sud-Kivu, Clarisse Museme est mariée et mère de famille. Et bien évidemment une femme travailleuse. A son un actif, déjà plus de 30 années d’une brillante carrière professionnelle. D’abord comme journaliste dans plusieurs médias nationaux, presse écrite comme audio-visuel. Ensuite, depuis 2 002, membre du staff national au sein du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Cette longue expérience couplée à  ses valeurs intellectuelles et morales font sans nul doute d’elle un des piliers de la politique de communication non seulement pour son agence, le PNUD, mais aussi pour l’ensemble du Système de l’ONU en RDC.

Dans les lignes qui suivent, quelques étapes de son riche parcours, appuyé par deux témoignages.

Cursus scolaire et universitaire

Après ses études primaires et secondaires suivies dans sa ville natale de Bukavu, Clarisse Museme est venue dans la capitale, Kinshasa, entamer son cursus universitaire. Diplômée d’Etat en Option Pédagogie générale, elle a plutôt opté pour les sciences et techniques de l’information organisées par ce qui deviendra plus tard l’Université des  sciences de l’information et de communication (Unisic), ex-Isti, ex-Ifasic. Elle en sortira avec un diplôme de licence en Journalisme obtenu en 1997, avec mention distinction. Ce qui lui a ouvert un poste d’Assistante de 2 001 à 2 003 dans cette Alma mater.

Sa carrière dans le journalisme

Pendant sa carrière enseignante, l’Assistante Museme sera chargée notamment du cours de la presse écrite, au niveau du graduat et de l’encadrement des étudiants dans la rédaction de leurs travaux de fin de cycle. Mais c’est sa vocation pour le journalisme qui primera. Bien avant même de terminer ses études à l’Ifasic, elle se frottait déjà aux réalités du métier des « Quado », ce terme collé au reporter dans le jargon local du journalisme. Ses premiers pas dans cette profession remontent à 1992.

« Temps Nouveaux », « Kin Potins » et même l’un des prestigieux quotidiens de l’époque, « Le Soft », seront les premiers médias où elle fourbira ses armes, côté presse écrite jusqu’en 1997.

Par la suite, elle ira aussi faire l’expérience de l’audiovisuel. A la RTNC, de mars 2 000 à septembre 2 001; puis à Radio Okapi de février à mai 2 002. Malgré ce bref passage, Clarisse Museme aura même le privilège d’être affectée à la couverture du Dialogue inter congolais à Sun City comme correspondante de la radio onusienne en RDC.

Mme Clarisse Museme , lors de l’animation du stand du PNUD dans le cadre de la célébration de ONU80 au Collège Boboto
C. Museme, toujours au four et au moulin lors des événements organisés par son agence

Analyste à la communication et aux relations extérieures au PNUD

Si le passage à Radio Okapi (Monusco) a dû être si court, c’est sans doute à la suite de l’offre d’un poste que venait de lui proposer le Programme des Nations unies pour le développemen. Depuis 2 002, elle y preste jusqu’à ce jour comme Analyste à la communication et aux Relations extérieures.

Ses missions principales dans cette agence sont axées autour de l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies et plans de communications et de plaidoyer, pour mieux faire connaître le PNUD dans l’ensemble du pays et à l’extérieur.

Voyages et missions

A ce titre, Mme Clarisse Museme dispose d’une carte de visite fournie en termes de voyages et missions de service à travers la RDC, en Afrique et dans le monde. Nairobi, Brazzaville, Addis-Abeba, Dar Es Salaam, Dakar, Accra, Bruxelles, Londres, Genève, Copenhague, Paris, Atlanta, New York, la liste n’est pas exhaustive des villes qu’elle a sillonnées sur le continent et au-delà comme Chargée de Communication au Bureau du PNUD/RDC.

Leadership confirmé 

Au-delà de ses activités professionnelles, « Dada » Clarisse s’est en même temps révélée comme une activiste affirmée et engagée des droits humains. Ce n’est donc pas par hasard qu’elle sera désignée par ses collègues, tour à tour, Présidente de l’Association du Personnel des Nations Unies (PNUD, PAM, UNFPA, UNOPS, OCHA, ONUSIDA et UNIFEM), Présidente du Conseil d’administration (PCA) de l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM), Conseillère en communication du Réseaux Action Femme (RAF), Femmed-Wommed, Conseillère en communication de l’Organisation des jeunes Vivant avec le VIH/Sida (OJVS) et Membre de l’Association des communicateurs en Santé (ACSA).

Témoignages 

Avec les collègues Chargés de Communication et le Représentant de l’UNESCO à Mbuela Lodge au Kongo central lors de la retraite des chargés de communication des agences UN 

Voilà globalement brossé le parcours professionnel de Mme Clarisse Museme tel que renseignent les éléments de son curriculum vitae. Un parcours que confirment d’ailleurs deux témoignages que la rédaction de Gâchette d’Afrique propose.

*Le premier témoignage est celui de Marc Ngwanza, son ancien collègue au « Soft » et au PNUD. Voici ce qu’il dit de Clarisse Museme:

« Engagée et engageante, Clarisse Museme impulse l’action et fait bouger les lignes dans son entourage professionnel ». Dans ce corps frêle, se cache une femme pleine d’énergie, capable de changer le destin d’une communauté de professionnels des médias. Engagée et engageante, elle impulse l’action et fait bouger les lignes dans son entourage professionnel. Conciliante et attentive, elle est toujours à l’écoute des idées qui peuvent améliorer le rendement de l’équipe. Clarisse Museme Bukozi est une femme exceptionnelle, alliant professionnalisme et humanisme. Son passage à l’Institut des Sciences et Techniques de information (Isti) a forge’ son esprit professionnel. Étudiante, elle a fait ses premiers pas dans la profession comme stagiaire, ensuite comme journaliste au journal Le Soft où elle a affiné son écriture et la rigueur dans le traitement de l’information. Ce tremplin lui a permis d’intégrer la Radio nationale congolaise avant d’être engagée à Radio Okapi. Par son professionnalisme, elle a fait partie de la première équipe de la Radio Okapi envoyée à Sun City pour couvrir le Dialogue inter congolais. Ce parcours, de la presse écrite à la radio, lui a permis d’avoir un carnet d’adresses non négligeable dans les médias congolais. Cette expérience a été un atout qui lui a ouvert les portes des Nations unies comme chargée de communication au Programme des Nations unies pour de développement depuis bientôt plus de vingt ans. Il lui arrive de mobiliser les médias en un tour de bras lorsque l’urgence l’impose. Clarisse impose sa rigueur dans un environnement où le travail se fait en mode d’urgence et le stress permanent. Elle a su marquer de son empreinte son passage au PNUD où elle demeure une des mémoires vivantes de l’organisation. Ce parcours professionnel a façonné son esprit et valorisé son coté humain. Clarisse est une femme au gros cœur. Elle a le sens du partage. On l’appelle « Maman sociale ». Elle est restée longtemps à l’écoute des collègues du PNUD comme présidente de l’Association du personnel. Une tache qui demande un don de soi permanent pour partager les fardeaux des collègues et les accompagner. Du vivant de ses parents à Bukavu, des collègues ont palpé le sens d’hospitalité de sa famille et de sa maman en particulier. Elle nous a toujours accueillis à bras ouvert en famille. Elle pouvait faire bouillir la marmite aussi longtemps qu’il y’avait des creux dans les estomacs. Malgré son ouverture aux autres, Clarisse sait défendre fermement son périmètre et ne se laisse pas marcher sur ses orteils. »

*Le deuxième et dernier témoignage, lapidaire, vient de Rombaut Otaba, un des doyens du monde des médias connus dans les milieux professionnels à Kinshasa.  « Clarisse Museme est une dame joviale qui sait distribuer la bonne humeur au moment où on en a besoin. Humble également », écrit-il.

Bon vent donc à cette dame, à l’occasion du mois de la femme finissant.

 

GAF

Quitter la version mobile