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Manifestation de l’Opposition à Kinshasa : aucun mort, 20 blessés dont 15 éléments de la police

Aucune perte en vie humaine n’a été signalée lors de la manifestation d’une frange de l’opposition organisée vendredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo ( RDC), qui a néanmoins fait vingt blessés légers, dont quinze policiers et cinq manifestants, selon le gouvernement provincial.

«D’après les premières données à notre disposition, il n’y a eu aucune perte en vie humaine, vingt (20) blessés légers dont quinze policiers et cinq manifestants, ainsi que près de cinq (5) épaves de véhicules incendiés», a indiqué le communiqué soulignant que les services de sécurité sont restés mobilisés tout au long de la journée afin de garantir la sécurité des personnes et de leurs biens, ainsi que la préservation de l’ordre public.

Selon le gouvernement provincial, les organisateurs avaient été autorisés à tenir leur rassemblement au terrain Assossa, dans la commune de Kasa-Vubu, conformément aux dispositions arrêtées avec l’autorité urbaine. Cependant, les manifestants ne se sont pas conformés aux modalités convenues.

«Alors que les organisateurs avaient été autorisés à tenir leur rassemblement au terrain Assossa, dans le strict respect de la loi afin de préserver le caractère inviolable du siège du Parlement, les manifestants ont choisi de s’affranchir des conditions fixées par l’autorité urbaine en changeant, contre toute attente, l’itinéraire préalablement convenu», a précisé le communiqué.
Le gouvernement provincial a rappelé que sa responsabilité première demeure la protection de la population ainsi que la garantie de la libre circulation des personnes et de leurs biens.

«À ce titre, il lui appartient également de veiller à ce que les manifestations publiques ne perturbent pas le déroulement normal des activités économiques, administratives et éducatives, notamment les épreuves du Tenasosp actuellement organisées», a ajouté la source.

Des actes de provocation dénoncés

Le communiqué fait également état d’informations recueillies auprès des services de sécurité sur l’existence d’un mode opératoire destiné à provoquer les forces de l’ordre.

«Les informations venant de nos services de sécurité révèlent un mode opératoire préoccupant consistant à recruter et manipuler des individus désœuvrés, parfois sous l’emprise de substances prohibées, à les munir d’armes blanches et à les placer en première ligne afin de provoquer les forces de l’ordre et de se livrer à des actes de provocation», a relevé le gouvernement provincial.

Le Gouvernement provincial a condamné avec la plus grande fermeté ces pratiques qui n’ont rien à voir avec l’exercice légitime des droits et libertés démocratiques et qui exposent inutilement les populations à des risques graves de sécurité, tout en annonçant se réserver le droit de saisir les instances judiciaires compétentes afin d’établir les responsabilités liées aux incidents enregistrés lors de cette manifestation», a souligné le communiqué.

Réaffirmant son attachement aux libertés publiques, à l’État de droit et au dialogue démocratique, l’exécutif provincial a rappelé que le droit de manifester doit s’exercer dans le respect de l’ordre public, des institutions de la République et des droits fondamentaux des citoyens.
Le gouvernement provincial a, par ailleurs, salué l’action des services de sécurité déployés sur le terrain.

 

*Tiré de l’ACP/ Titre modifié par Gaf

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