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Maladie à virus Ebola : la situation est sous contrôle et la riposte s’organise

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a conduit ce mercredi 27 mai 2026, une réunion entièrement dédiée à l’évaluation de la riposte contre l’épidémie d’Ebola (souche Bundibugyo).

Au cours de cette réunion, le chef de l’État a émis des directives stratégiques strictes pour contenir cette 17ᵉ épidémie (qui, à ce stade, touche les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu),  notamment un déploiement rapide des équipes et des infrastructures, une surveillance renforcée des zones touchées, avec des mesures barrières (lavage des mains, prise de température) rendues obligatoires dans les zones à haut risque.

‎Le plan national de cette riposte contre Ebola est budgétisé à 319 millions de dollars, dont 20 millions débloqués en urgence par l’État. Un plan placé sous la supervision du Président de la République et coordonné par un Secrétariat Technique dirigé par le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum, DG de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB).

‎ Le plan national de riposte s’articule autour des stratégies et actions suivantes qui ont permis des résultats concrets sur le terrain:

‎- Traitement médical : Le gouvernement a négocié l’usage d’un anticorps monoclonal américain (efficace sur les 3 souches principales d’Ebola) pour entamer des essais cliniques sur les malades confirmés.

‎- Déploiement rapide : Des experts, du matériel médical et des infrastructures temporaires sont acheminés en moins de 24 heures vers l’est depuis Kinshasa.

‎- Surveillance renforcée des zones touchées : La stratégie se concentre prioritairement sur l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, avec des mesures barrières (lavage des mains, prise de température) rendues obligatoires dans les zones à haut risque.

D’une manière globale, il s’avère que la situation de cette épidémie est sous contrôle et la riposte s’organise.

‎Contrairement aux épidémies précédentes dues à la souche Zaïre, la souche Bundibugyo (BEBOV) est considérée comme moins mortelle et moins dangereuse.

‎Intervenant à cette réunion, le Directeur général de CDC Africa, le Docteur Jean Kaseya, a indiqué que la souche Bundibugyo est, pour l’instant, une urgence sanitaire régionale et ne constitue pas une urgence pandémique globale. Selon les recommandations de l’OMS, les pays ne devraient ni fermer leurs frontières ni imposer de restrictions générales aux voyages ou au commerce.

 

*Source: Présidence de la République/Gaf

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