Ce retour du train urbain intervient alors que les habitants de la capitale sont confrontés quotidiennement à d’importants embouteillages, notamment sur le boulevard Lumumba, principal axe reliant l’est de Kinshasa au centre-ville.
Le convoi a desservi près de dix arrêts avant d’atteindre la Gare centrale à 9h23, soit environ une heure et vingt minutes de trajet entre Masina et le centre-ville.
Le reporter de Radio Okapi a effectué le trajet, de l’embarquement au débarquement des passagers, pour suivre cette reprise du trafic ferroviaire urbain.
À chaque arrêt, le train marquait une pause de deux à trois minutes pour permettre l’embarquement et le débarquement des passagers. La rame a circulé à une vitesse moyenne comprise entre 20 et 25 km/h.
Pour cette première journée, la fréquentation est restée relativement faible. Quelques curieux étaient présents au point d’embarquement pour assister à la reprise du service.
Une alternative aux embouteillages
Plusieurs passagers interrogés estiment que la reprise du train urbain constitue une alternative aux embouteillages qui paralysent régulièrement Kinshasa.
Le trajet entre Tshangu et la Gombe est particulièrement difficile aux heures de pointe. Sur le boulevard Lumumba, certains usagers peuvent passer trois à quatre heures dans les transports en commun avant d’atteindre le centre-ville.
Pour cette journée de reprise, une seule rotation était prévue. Après son arrivée à la Gare centrale, le train devait repartir vers Tshangu à 16h30.
Tarifs : de 2 000 à 5 000 francs congolais
Pour assurer ce service, l’ONATRA a mis en circulation une rame composée de dix voitures, réparties en plusieurs classes.
Les tarifs varient de 2 000 à 5 000 francs congolais pour une place assise, pour un aller simple ou un retour simple entre Tshangu et la Gare centrale.
Pour l’ONATRA, la relance de ce service ferroviaire urbain est ainsi présentée comme une réponse supplémentaire aux difficultés de mobilité auxquelles sont confrontés quotidiennement les habitants de la capitale congolaise.

