Après la récitation de la prière mariale de l’Angélus sur la place de la liberté à Castel Gandolfo, à une trentaine de kilomètres de Rome, Léon XIV a lancé un appel pour tous le peuples qui souffrent de la guerre dans le monde. «Que le Seigneur touche le cœur et éclaire l’esprit des responsables, afin que la réconciliation et la paix soient bientôt instaurées», a déclaré le Souverain pontife, avec une pensée particulière pour le Moyen-Orient.
Escalade de la violence en Terre Sainte
Le Pape a assuré suivre «avec inquiétude la persistance et l’escalade de la violence en Terre Sainte, dont de nombreux civils ont récemment été victimes, en Cisjordanie et à Gaza». Vendredi 24 juillet, quatre Palestiniens et deux Israéliens sont morts lors d’affrontements dans le village palestinien de Tell, près de Naplouse. Selon des informations de responsables palestiniens, rapportés par l’Agence France-Presse, des colons israéliens ont incendié deux mosquées dans le nord de la Cisjordanie occupée dans la nuit de samedi à dimanche. «J’en appelle de tout cœur à la reprise des négociations en vue d’une solution politique juste, fondée sur l’égale dignité et les droits de chaque personne humaine, et au rejet de toute nouvelle action militaire et de toute décision unilatérale, en particulier celles qui violent le respect du statu quo des lieux saints de chaque confession religieuse».
Appel au dialogue au Moyen-Orient
Léon XIV a poursuivi en renouvelant son appel concernant la situation au Moyen-Orient, où les affrontements entre Téhéran et Washington ont repris ces dernières semaines, avant une pause au cours du week-end. «L’intensification des opérations militaires a engendré violence et destruction, mettant gravement en danger la vie de nombreux civils et aggravant les pénuries d’eau potable et d’électricité», a déploré le Pape. «Du plus profond de mon cœur, j’exhorte toutes les parties impliquées à suspendre les attaques et à rouvrir d’urgence les espaces de dialogue et de diplomatie, afin de parvenir au plus vite à la paix tant désirée pour toute la région».
Béatification d’Elias Hoayek, figure emblématique du «Grand Liban»
Le Souverain pontife a également salué la mémoire d’Elias Hoayek, patriarche d’Antioche des Maronites de 1899 à 1931, béatifié samedi 25 juillet au siège d’été du patriarcat maronite à Dimane, en présence du patriarche Bechara Boutros Raï et du président libanais Joseph Aoun. Fondateur de la Congrégation des Sœurs Maronites de la Sainte Famille, Elias Hoayek a dirigé l’Église maronite pendant plus de trente ans «avec un dévouement et une sensibilité pastorale exceptionnels». «Homme de dialogue et d’espérance, il a été un exemple rayonnant de leadership ecclésial, social et politique, au point d’être surnommé le “Père du Grand Liban”, a souligné le Pape, faisant référence à l’état autonome proclamé en 1920, sous tutelle de la France.
«Que les prières et l’intercession du Bienheureux accompagnent toujours les fidèles maronites du monde entier et obtiennent la paix pour tout le peuple libanais, qui m’est si cher», aexhorté le Pape, s’adressant aux fidèles du pays du cèdre qu’il a visité en décembre dernier.
*Tiré de Vatican News

