GACHETTE D'AFRIQUE

Kinshasa : vent de panique au quartier Socimat face aux menaces de démolition (Top Congo)

L'entrée de l'avenue Adama dont les maisons sont menacées de démolition

(Par David-Fidèle Mulumba)

Entre les communes de Gombe et de Ngaliema, une trentaine de propriétés sont dans le viseur des autorités urbaines. Sur l’avenue Adama, les résidents dénoncent une injustice alors qu’ils détiennent des titres de propriété officiels.

Un bras de fer foncier aux portes des ambassades

L’inquiétude grandit dans le quartier huppé de Socimat. La Ville Province de Kinshasa a récemment émis des menaces de démolition visant une trentaine de bâtisses. Le point de tension principal se cristallise sur l’avenue Adama, une artère stratégique longeant l’ambassade de France, où une cinquantaine de maisons et d’immeubles sont désormais menacés de disparition.

Des propriétaires munis de titres officiels

Face à l’imminence des bulldozers, les résidents s’organisent en collectif pour faire valoir leurs droits fondés sur base des arguments qu’ils considèrent solides:
* Ancienneté : la majorité des occupants sont installés depuis plus de 20 ans;
* ⁠Légalité : Les parcelles concernées sont issues d’un lotissement officiel, vendu à l’époque par les pouvoirs publics;
* ⁠Conformité : Les riverains affirment disposer des autorisations de bâtir et de titres fonciers délivrés en «bonne et due forme» par l’administration congolaise.

«Nous ne sommes pas des occupants anarchiques. Si nous avons investi ici, c’est sur la base de documents certifiés par l’État lui-même», explique M. Adama, le premier occupant et représentant du collectif des résidents dans cette affaire.

M. Adama, premier occupant de l’avenue portant son nom

Cette situation remet en lumière l’épineuse question de la sécurité foncière à Kinshasa. Si les autorités n’ont pas encore précisé le motif exact de ces démolitions — souvent justifiées par des raisons d’utilité publique ou de zones non-aedificandi — les propriétaires, eux, n’excluent pas de porter l’affaire devant les tribunaux pour faire suspendre la mesure.

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