GACHETTE D'AFRIQUE

Dialogue national inclusif: « Ensemble, faisons entendre la voix du peuple pour bâtir une République plus juste, plus forte et plus solidaire » (Déclaration de Jonas Tshombela)

Dialogue national inclusif, réformes institutionnelles et consolidation de la paix en République Démocratique du Congo : quelle contribution de la société civile ?

(Par Jonas Tshiombela Coordonnateur de la Coalition de la Société Civile Laïque)

Mesdames et Messieurs,

Honorables invités,

Chers représentants des organisations de la société civile,

La République Démocratique du Congo traverse une période décisive de son histoire. Les défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays, les attentes de la population en matière de gouvernance, la nécessité de renforcer les institutions de la République, les aspirations de notre jeunesse et les exigences du développement durable nous imposent de réfléchir ensemble à l’avenir de notre Nation.

Face à ces enjeux, le dialogue ne doit pas être perçu comme un simple rendez-vous politique entre quelques acteurs influents. Il doit être un véritable espace d’écoute, de participation et de construction collective où chaque Congolaise et chaque Congolais se reconnaît. La paix durable ne se décrète pas ; elle se construit dans l’inclusion, la justice, la responsabilité et le respect de l’intérêt général.

La société civile a toujours joué un rôle déterminant dans les grandes étapes de l’histoire politique de notre pays. Elle a accompagné les processus démocratiques, défendu les droits humains, dénoncé les injustices, promu la transparence et porté la voix des populations souvent oubliées. Aujourd’hui encore, elle ne peut rester spectatrice. Elle doit être une force de propositions, un acteur de mobilisation citoyenne et un partenaire crédible dans la recherche de solutions aux crises que traverse notre pays.

Le dialogue national inclusif ne peut réussir que s’il dépasse les intérêts particuliers. Il doit associer les organisations de la société civile, les femmes, les jeunes, les universitaires, les autorités coutumières, les confessions religieuses, les personnes vivant avec handicap, les opérateurs économiques et toutes les forces vives de la Nation. L’avenir de plus de cent millions de Congolais ne peut être décidé par un cercle restreint d’acteurs politiques.

Les réformes institutionnelles doivent, quant à elles, répondre aux préoccupations réelles de la population. Elles doivent viser le renforcement de l’État de droit, l’indépendance de la justice, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la protection des libertés fondamentales, la transparence dans la gestion des ressources publiques et la participation effective des citoyens aux décisions qui concernent leur avenir.

La société civile doit également défendre un principe fondamental : toute réforme institutionnelle doit être conduite dans le respect de la Constitution, des principes démocratiques et de la souveraineté du peuple congolais. Les réformes ne peuvent être durables que lorsqu’elles reposent sur un large consensus national et qu’elles répondent aux aspirations légitimes des citoyens.

Notre pays possède des ressources humaines exceptionnelles, une jeunesse dynamique, des femmes engagées et une société civile capable d’apporter des solutions innovantes. Nous devons transformer cette richesse en une véritable force de changement. Il est temps de passer d’une culture de revendication à une culture de proposition, de responsabilité et d’engagement citoyen.

Notre Coalition de la Société Civile Laïque entend contribuer à ce processus en élaborant un cahier des recommandations citoyennes qui sera présenté aux institutions de la République. Notre ambition est d’être une plateforme de dialogue, d’expertise et de veille citoyenne au service de la Nation.

J’en appelle aujourd’hui à toutes les organisations membres de notre Coalition. Notre crédibilité dépendra de notre capacité à nous mobiliser, à travailler ensemble et à parler d’une seule voix lorsque l’intérêt supérieur de la Nation est en jeu.

J’appelle également chaque citoyenne et chaque citoyen à ne pas rester indifférent. L’avenir de la République Démocratique du Congo ne repose pas uniquement sur les institutions ; il dépend aussi de notre engagement quotidien, de notre sens du devoir et de notre volonté de construire un pays de paix, de justice et de prospérité. Ensemble, faisons de cette conférence un point de départ d’une nouvelle dynamique citoyenne. Ensemble, démontrons que la société civile congolaise est une force de proposition, de rassemblement et d’espérance. Ensemble, faisons entendre la voix du peuple pour bâtir une République plus juste, plus forte et plus solidaire.

Notre nombre est notre force.

Notre unité est notre crédibilité.

Notre engagement est notre contribution à la renaissance de la République

Démocratique du Congo.

Je vous remercie./

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