Un Accord-cadre de coopération dans le domaine de la statistique lie désormais la République démocratique du Congo et la République de Côte d’Ivoire. Il a été conclu le 1er avril 2 026 en marge d’une mission de travail qu’effectue à Abidjan depuis le 30 mars le ministre d’Etat, ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au Développement, Guylain Nyembo. La visite de l’homme d’Etat congolais rentre dans la suite logique des engagements pris par la Côte d’Ivoire lors de la Table ronde des bailleurs organisée le 23 mars dernier à Kinshasa en vue d’accompagner le projet du deuxième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2) en cours en RDC.
Pour la partie congolaise, cet accord, exemple parfait de la coopération Sud-Sud, consacre la volonté politique commune de deux pays d’intensifier les échanges d’expertise et de mutualiser les expériences en vue de relever les défis liés à la production et à la gestion des données démographiques.
« Ceci est le vœu des Chefs d’État de nos Républiques sœurs, qui souhaitent nous voir engagés dans cette dynamique de coopération Sud-Sud. Ces échanges d’expériences nous mèneront loin pour mieux gouverner et mieux servir nos populations », a déclaré Guylain Nyembo à l’occasion de la signature dudit accord-cadre.

Par ailleurs, en parallèle de cet accord, le ministre d’Etat Guylain Nyembo a conduit une série de rencontres marathon de haut niveau avec plusieurs institutions ivoiriennes clés. Il a eu des séances de travail, tour à tour, notamment avec le Conseil économique, social, environnemental et culturel du pays hôte, l’Agence nationale des statistiques ainsi qu’avec les ministères ivoiriens de la Santé et de l’éducation.
La délégation congolaise a également eu à Abidjan d’autres échanges utiles. Notamment avec des partenaires techniques et financiers, en l’occurrence, la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds es Nations unies pour la population (UNFPA).
Toutes ces rencontres ont permis à l’homme d’Etat congolais d’aborder de manière transversale les dimensions institutionnelles, techniques et sectorielles du recensement, tout en mettant en exergue le rôle stratégique des données statistiques fiables et inclusives dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques.
Elles lui ont également permis d’identifier des axes concrets de collaboration, allant du renforcement des capacités à l’appui logistique et méthodologique.
GAF