Une réforme de la Constitution est enclenchée au Ghana, en Afrique de l’Ouest, principalement pour faire passer la durée du mandat présidentiel de quatre à cinq ans, selon des médias internationaux suivis samedi 1er août 2 026 à Kinshasa. C’est une initiative du gouvernement ghanéen dont l’objectif annoncé est la modernisation des institutions du pays.
La réforme constitutionnelle envisagée au pays de Kwame Nkrumah vise également à réduire l’âge minimal des candidats éligibles à la magistrature suprême à 35 ans. Elle prévoit aussi, selon les mêmes sources, d’aligner le mandat des députés, en termes de durée, sur celui du Chef de l’Etat.
Le gouvernement ghanéen en place estime par ailleurs qu’un mandat de cinq ans aura l’avantage de laisser davantage de temps pour gouverner entre la transition et la campagne suivante. Et à en croire les mêmes médias internationaux, tous les projets de loi relatifs à cette réforme constitutionnelle devraient être finalisés d’ici octobre prochain, avant d’être soumis ensuite à référendum en 2027 en même temps que les élections locales.
Bien évidemment, ce projet ne manque pas de détracteurs, notamment dans le camp de l’opposition.
Pour les uns, cette réforme est loin de constituer une priorité du pays; et pour les autres, le président au pouvoir, John Mahama, chercherait à s’octroyer une année de plus sur son mandat en cours.
Fils d’un riziculteur renommé et ministre sous le gouvernement du tout premier président du Ghana, John Mahama est un ancien président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Fervent défenseur du commerce intra-africain, il a également présidé le Comité de haut niveau sur le commerce africain de l’Union africaine et joué un rôle déterminant dans la mise en place de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), dont le secrétariat est désormais situé au Ghana.
Après sa brillante victoire aux élections de décembre 2024, John Dramani Mahama est devenu le premier président de l’histoire du Ghana à être démocratiquement élu pour un second mandat non consécutif./
Gaf

