La structuration du projet Grand Inga et ses enjeux ont été au cœur d’une réunion interinstitutionnelle présidée ce jeudi 8 octobre 2026 à Kinshasa par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. La Première ministre et Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka et le Président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, y ont participé.
Cette rencontre a permis au Conseil stratégique de l’Agence pour le développement du projet Grand Inga (ADPI) d’examiner les options de structuration du projet ainsi que ses implications environnementales et sociales.
Les échanges ont notamment porté sur les choix devant guider le développement de ce vaste projet hydroélectrique.
Dans ce cadre, le Président de la République a accordé une attention particulière aux populations locales, en donnant des orientations pour préserver leurs conditions de vie. Le développement de Grand Inga doit ainsi prendre en compte les besoins des communautés concernées, parallèlement à ses objectifs énergétiques et économiques.

Concernant la conduite du projet, le D G de l’ADPI, Bob Mabiala, a annoncé le recrutement d’un directeur de projet dans le cadre du financement de la Banque Mondiale.
À travers le projet Grand Inga, l’ambition présidentielle est d’élargir l’accès à l’électricité et de soutenir le développement économique de la RDC.
À terme, le projet vise une capacité de production de 40 000 MW pour répondre aux besoins du pays et d’une partie du continent africain. Au-delà de cet apport énergétique, les perspectives présentées font également état d’un potentiel de création de huit millions d’emplois.
Rappelons qu’à la suite des instructions du Chef de l’Etat, en mars de cette année, lors de la 84e réunion du Conseil des ministres tenue à Bandundu-ville, dans la province du Kwilu, le Gouvernement de la République avait déjà adopté le projet de loi relatif à la mise en œuvre du projet Grand Inga. En dehors de sa portée technique, ce projet de loi constituait une garantie de souveraineté devant protéger un actif stratégique national et organiser en même temps sa maîtrise par l’Etat congolais.
Grand Inga repose sur des partenariats techniques et financiers internationaux. En juin 2 025, la Banque mondiale avait donné son approbation d’un crédit d’un milliard de dollars US pour le programme du développement d’Inga III dont 250 millions étaient déjà disponibles. Ce qui était déjà en soi une avancée majeure.
C’est le 2 février 2 026 toutefois qu’est intervenue l’entrée en vigueur des accords financiers et ceux-ci imposaient à la République l’achèvement urgent du cadre de gouvernance du projet. C’est dans cette dynamique que l’on peut placer la réunion interinstitutionnelle du jeudi 08 octobre autour du Président de la République./
Gaf
