Le calendrier a été respecté. A l’issue de trois semaines (du 12 mai au 08 juin 2 026), 68 officiers et sous-officiers de la police judiciaire dont 8 femmes ont terminé avec succès, à Kinshasa, leur formation assurée par la police de la Monusco (UNPOL) avec l’appui financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Comme à l’ouverture du programme, le général Isaac-Bertin Balepukayi Mwakadi, commissionnaire divisionnaire adjoint en charge de la Police judiciaire a représenté le commandant de la Police nationale congolaise (PNC) pour présider la clôture officielle de cette formation.

Dans son speech de circonstance, le général Balepukayi a indiqué que le besoin de formation est de plus en plus manifeste au sein de la PNC pour de nombreux officiers et sous-officiers et nécessite ainsi une réponse urgente.
Tout en remerciant le PNUD et UNPOL d’avoir répondu positivement à la demande cette première formation, il a émis le vœu que celle-ci ne soit pas la dernière.
« Car, le besoin en renforcement des capacités des OPJ de la PNC est immense et devrait se poursuivre à travers toutes les provinces », a enchaîné l’officier supérieur de la Police nationale congolaise.
Le général François Mugabo, directeur-général adjoint de la Direction générale des écoles de formation au sein de la PNC a lui aussi exprimé les mêmes sentiments de satisfaction et le même vœu. Notamment pour le « bon déroulement des travaux et « l’engagement remarquable des participants ».
Il a aussi salué l’appui financier constant du PNUD ainsi que technique de UNPOL. « Leur engagement aux côtés de la Police nationale congolaise constitue une contribution majeure à la professionnalisation de nos service », a-t-il déclaré en substance.


S’adressant par ailleurs aux 68 bénéficiaires de cette première formation, le général François Mugabo a dit attendre de la fin de leur apprentissage le début d’une nouvelle responsabilité et l’application des connaissances acquises en actes concrets dans l’exercice quotidien de leurs fonctions.
Notamment, dans le respect des procédures judiciaires, des droits humains et de l’éthique professionnelle.
Du côté des partenaires, cette fois c’est Mme Eone Christiane Sophie, chef section Développement/UNPOL qui a représenté la Police de la Monusco à la cérémonie de clôture.
Elle s’est félicitée du programme « riche et structuré » ayant couvert, pendant les vingt jours de la formation, des thématiques essentielles à l’exercice des fonctions d’officiers de police judiciaire.
Ces thématiques étaient, entre autres, le droit pénal et la procédure pénale, l’organisation judiciaire, la déontologie, les techniques d’enquête, la rédaction des procès verbaux (PV), l’analyse criminelle ainsi que les enjeux contemporains tels l’intelligence artificielle (IA) et les crimes économiques et financiers.
Mme Eone Christiane a rappelé aux 68 OPJ qu’ils ont également été sensibilisés pendant leur apprentissage aux questions des violences basées sur le genre, au leadership et à la communication comme thématiques indispensables pour toute police moderne au service de la population.

Intégrité, professionnalisme et responsabilité, voilà les qualités dont ces OPJ devront désormais faire montre dans l’exercice de leur fonction, a insisté le chef section Développement UNPOL.
« Au nom de la composante UNPOL et de la Monusco, je voudrais souligner que cette initiative s’inscrit pleinement dans notre mandat d’appui à la réforme, à la professionnalisation et au renforcement des capacités de la PNC. Elle constitue un exemple concret de partenariat efficace entre la PNC, le PNUD et la Monusco, au bénéfice direct de la population congolaise », a-t-elle expliqué pour circonscrire l’organisation de l’événement.
Côté PNUD, M. Stéphane Molowayi a, comme à l’ouverture, représenté le Représentant résident de cette agence, M. Damien Mama.
Nous reviendrons sur son discours de circonstance dans l’une des prochaines publications.
Gaf
